Pourtant, toutes les conditions techniques, contractuelles et réglementaires sont réunies. L’entreprise Impact Business Compagny (IBC), adjudicataire du marché des travaux de réhabilitation, est bel et bien en possession de l’OPI numéro 2022531. Selon des sources concordantes, cet OPI a suivi l’ensemble des démarches requises dans la chaîne de la dépense publique. Mais malgré cela, sa libération demeure un véritable casse-tête.
Une échéance critique : le 31 janvier
L’inquiétude est d’autant plus grande que, d’après les informations disponibles, tout OPI signé mais non libéré au 31 janvier devient caduc. Autrement dit, passé ce délai, l’IBC serait contrainte de recommencer l’ensemble des procédures administratives, avec les lenteurs et les risques que cela implique. Une situation qui pourrait retarder davantage un chantier déjà qualifié par l’opinion d’« éternel ».
Cette non-programmation intervient à un moment crucial, car l’OPI concerné représente 40 % du montant total alloué aux travaux. Un décaissement déterminant, sans lequel la poursuite normale du chantier devient pratiquement impossible.
IBC en règle, l’État en attente

« Si cet OPI est libéré, les travaux de réhabilitation du stade Lumumba iront à terme », a-t-il déclaré devant la presse. Une déclaration qui met en lumière une réalité troublante : le blocage ne se situe ni au niveau de l’entreprise, ni au niveau du marché, mais bel et bien dans la sphère administrative et décisionnelle de l’État.

Un appel à la mobilisation politique de la Tshopo
Face à l’urgence et à l’imminence de l’échéance du 31 janvier, Jacques Mandiongwe reconnaît être limité dans ses marges de manœuvre. Il lance ainsi un appel pressant à tous les fils et filles de la Tshopo, sans distinction : responsables politiques, autorités administratives, opérateurs économiques, acteurs du monde sportif et leaders d’opinion, où qu’ils se trouvent.
L’objectif est clair : user de leur influence pour obtenir la programmation et la libération immédiate de cet OPI. Pour beaucoup d’observateurs, cet appel révèle en filigrane une vérité dérangeante : dans un système où la décision budgétaire reste hautement centralisée, l’issue des projets structurants dépend souvent plus du poids politique que de la conformité administrative.
Un symbole de gouvernance publique
Le dossier du stade Lumumba dépasse désormais le simple cadre d’un chantier sportif. Il est devenu un test de crédibilité pour les autorités publiques, tant au niveau provincial que national. La non-programmation de l’OPI, en dépit du respect des procédures, alimente les soupçons de dysfonctionnements, voire de priorités politiques sélectives dans l’exécution des dépenses publiques.
Si rien n’est fait avant le 31 janvier, la Tshopo risque de voir une fois de plus un projet structurant enlisé dans les méandres administratifs, au détriment de la jeunesse, du sport et du développement local.
En définitive, la libération de l’OPI n’est pas seulement une question de trésorerie, mais un acte politique fort. Elle conditionne la fin d’un chantier devenu symbolique et la restauration de la confiance entre l’État, les entreprises et la population. Sans cela, le stade Lumumba pourrait continuer à incarner, malgré lui, l’image d’un pays où les projets avancent moins au rythme des procédures qu’au gré des décisions politiques.
Osée Yawalo Baleka
La Vérité éclaire, Mwangaza informe
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