Une Tshopo conquérante sur les courts
Sur les trois athlètes engagés, deux ont atteint la finale, confirmant la montée en puissance du tennis boyomais sur la scène nationale.
Chez les dames, Marie Bonsmans s’est hissée jusqu’en finale au terme d’un parcours courageux. Battue à l’ultime manche, elle repart néanmoins avec une médaille de bronze méritée, symbole d’un mental solide et d’une préparation rigoureuse.
Mais c’est chez les seniors messieurs que la Tshopo a inscrit son nom en lettres d’or. Christian Saidi a livré une prestation magistrale, dominant en finale Guelor KAYOMBO, représentant du Haut Katanga, pour s’adjuger la médaille d’or de cette 10ᵉ Coupe du Congo. Une consécration obtenue grâce à une discipline tactique remarquable et à l’encadrement technique avisé du coach Pitchou Monge, également secrétaire du comité élu.
L’empreinte déterminante de Georgette Mayenge Sitala
Derrière ces performances se dessine l’action déterminante de la présidente Georgette Mayenge Sitala, affectueusement surnommée « la Dame de fer ». Élue à la tête de la Ligue de lawn tennis de la Tshopo, elle a très tôt affiché une ambition claire : repositionner la province parmi les grandes places fortes du tennis congolais.
Le déplacement de la délégation à Lubumbashi, financé sur fonds propres par la présidente, témoigne d’un engagement personnel rare dans le paysage sportif provincial. Dans un contexte où les moyens font souvent défaut, ce soutien logistique et financier a permis aux athlètes d’aborder la compétition dans des conditions optimales.
Au-delà de l’aspect matériel, c’est une nouvelle dynamique de gouvernance qu’elle a insufflée : structuration du comité, encadrement technique renforcé, responsabilisation des acteurs et restauration de la confiance des athlètes. Résultat : première année de mandat, premier trophée national.
Une victoire saluée au sommet de la province
Ce sacre intervient dans un climat d’encouragement institutionnel fort. Le gouverneur de province, Paulin Lendongolia, lui-même présenté comme le sportif numéro un de la Tshopo, avait exprimé après les élections son vœu de voir le tennis provincial franchir un cap décisif sous la conduite de la nouvelle équipe dirigeante.
« Si le tennis de la Tshopo émerge, ce ne sera pas seulement votre honneur, mais celui de toute la province, ainsi que le mien », avait-il déclaré, plaçant ainsi la barre très haut pour le nouveau comité.
Quelques mois plus tard, les faits lui donnent raison : la Tshopo est sacrée chez les seniors messieurs et monte également sur le podium chez les dames.
Un symbole fort malgré la distance
Ironie du calendrier, cette victoire historique survient alors que la présidente Georgette Mayenge Sitala séjourne actuellement en Europe. Mais la distance n’a en rien atténué l’impact de son action. Son leadership a posé des bases suffisamment solides pour porter leurs fruits en son absence.
D’ici deux jours, la délégation regagnera Kisangani afin de présenter officiellement les trophées au gouverneur et, au-delà, à toute la population boyomaise. Un moment qui s’annonce symbolique pour une province longtemps en quête de reconnaissance sportive nationale.
Un nouveau départ pour le tennis boyomais
Cette 10ᵉ Coupe du Congo restera comme un tournant. Elle marque non seulement la consécration individuelle de Christian Saidi et la combativité de Marie Bonsmans, mais surtout l’émergence d’un projet structuré porté par une dirigeante déterminée.
« Qui commence bien finit bien », dit l’adage. À la lumière de ce premier trophée national, le comité chapeauté par Georgette Mayenge Sitala semble bien engagé sur la voie d’une transformation durable du tennis dans la Tshopo.
Plus qu’une victoire sportive, c’est un signal fort : la Tshopo entend désormais compter parmi les places fortes du lawn tennis congolais.
Osée Yawalo Baleka
La Vérité éclaire, Mwangaza informe
Laissez un commentaire