Selon les organisateurs, plus de 20 000 fidèles ont été baptisés au cours de cette cérémonie spirituelle qui s’inscrit dans une démarche particulière propre à cette communauté religieuse : la récupération. Contrairement au baptême chrétien traditionnel, qui n’est administré qu’une seule fois dans la plupart des confessions chrétiennes, la récupération est présentée par le Visionnaire de la Cité de Refuge comme un processus spirituel renouvelable destiné à libérer les croyants appelés Wateulé (élus) de toutes formes d’attaques spirituelles attribuées à Satan.
Une pratique spirituelle distincte
Dans la doctrine de la Cité de Refuge, la récupération est perçue comme un acte de restauration spirituelle. Les fidèles peuvent y participer plusieurs fois afin de renforcer leur lien avec Dieu et maintenir, selon l’enseignement de l’église, une protection divine permanente.
Lors de la cérémonie de ce samedi, plusieurs témoignages de délivrance ont été rapportés par les fidèles présents, transformant la plage Jennifer en un vaste lieu de culte à ciel ouvert. D’après les responsables religieux, certains fidèles auraient été délivrés immédiatement, tandis que d’autres les sont déjà et témoigneraient au moment opportun.
Une mobilisation internationale
L’événement a également pris une dimension internationale avec la présence d’apôtres venus de différentes paroisses africaines, notamment de l’Ouganda, du Burundi et de la République du Congo (Congo-Brazzaville). Leur participation témoigne de l’expansion progressive de la Cité de Refuge sur le continent africain.
Pour les observateurs religieux locaux, cette mobilisation illustre l’influence grandissante du ministère dirigé par le prophète Jules Mulindwa, dont les activités attirent désormais des fidèles au-delà des frontières de la République démocratique du Congo.
La Tshopo, une province considérée comme bénie
Pour les membres de la Cité de Refuge, la province de la Tshopo occupe une place particulière dans l’histoire spirituelle du mouvement. La tenue de cette deuxième édition de la récupération à Kisangani est interprétée comme un signe d’une grâce exceptionnelle accordée à la région par Dieu.
Un fait marquant souligné par les organisateurs est la présence de l’épouse du prophète, connue sous le nom de Maman IMA, accompagnée de leurs enfants. Selon les responsables de l’église, il s’agit d’une situation inédite dans les différentes régions où la Cité de Refuge organise ses activités spirituelles.
Pour les fidèles, cette présence familiale renforce la conviction que la Tshopo bénéficie d’une attention particulière dans la mission spirituelle portée par le prophète Mulindwa.
Une visite symbolique après une distinction internationale
La visite du prophète à Kisangani intervient également dans un contexte symbolique. La Tshopo devient en effet la première province à l’accueillir après son sacre au Premier Grand Prix Mondial de la Paix, distinction qui lui a valu le titre d’ Ambassadeur Mondial de la Paix
Cette reconnaissance a coïncidé avec la proclamation de l’année 2026 comme « Année de la Paix » par ce que les fidèles de la Cité de Refuge appellent le Christ Vivant du Congo. Pour les membres cette Église,cette convergence d’événements spirituels et symboliques confère une dimension particulière à la mission actuelle du prophète.
Une tournée nationale annoncée
Après l’étape de la Tshopo, le prophète Jules Mulindwa devrait poursuivre sa tournée spirituelle à travers plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. Les prochaines étapes annoncées comprennent notamment l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Katanga, le Kasaï et le Kongo Central.
Cette tournée vise, selon l’église, à étendre le message de délivrance et de paix porté par la Cité de Refuge, à travers des rassemblements de prière, des séances de récupération et des campagnes d’évangélisation.
Entre ferveur religieuse et phénomène social
Au-delà de sa dimension spirituelle, la récupération organisée à Kisangani s’impose aussi comme un phénomène social majeur. La participation massive de fidèles, l’organisation logistique d’un événement de cette ampleur et l’implication d’acteurs religieux venus de plusieurs pays africains témoignent de l’importance croissante des mouvements pentecôtistes dans le paysage religieux congolais.
Pour de nombreux fidèles présents sur les lieux, l’événement marque un moment historique pour la province de la Tshopo, perçue comme un territoire particulièrement favorisé dans la mission spirituelle portée par la Cité de Refuge.
Alors que les activités spirituelles doivent se poursuivre dans les prochains jours pour accompagner les fidèles qui n’ont pas encore reçu leur délivrance, les responsables de l’église affirment que la Tshopo restera gravée comme une étape majeure dans l’histoire du mouvement.
Pour eux, la deuxième récupération organisée à Kisangani confirme une conviction : la province bénéficierait d’une grâce exceptionnelle accordée par Dieu dans la mission du prophète Jules Mulindwa.
Osée Yawalo Baleka
La Vérité éclaire, Mwangaza informe
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