
Il n’est pas nécessaire d’être membre d’un comité sportif ni d’appartenir à une structure officielle de fanatiques pour soutenir efficacement son équipe. Parfois, l’engagement le plus fort naît simplement de l’amour du maillot et du désir de voir son club s’épanouir.
Après la précieuse victoire du Tout Solide Malekesa face à Nouvelle Espérance (1-0), un geste fort est venu marquer les esprits dans le camp boyomais. Jacques Mandiongwe, ancien président du club, a une nouvelle fois démontré que son attachement à Malekesa demeure intact, bien au-delà des fonctions qu’il a occupées par le passé.

Dans un élan de solidarité et de reconnaissance envers ceux qui ont mouillé le maillot, Mandiongwe a motivé les joueurs à hauteur de 200 dollars américains, saluant ainsi leur combativité et leur discipline tactique durant une rencontre âprement disputée. Un geste apprécié à sa juste valeur par les acteurs principaux, dans un contexte où la motivation morale et matérielle reste un facteur clé de performance.
L’ancien président n’a pas limité son soutien aux seuls joueurs. L’équipe d’animation, véritable poumon sonore du stade Lumumba, a également bénéficié d’une enveloppe symbolique, en reconnaissance de son rôle dans l’ambiance électrique qui a porté le club vers la victoire. Une manière de rappeler que le football moderne se gagne autant sur la pelouse que dans les tribunes.

Car tout au long de la rencontre, les supporters vert et blanc n’ont cessé de pousser leur équipe. Chants rythmés, encouragements constants et ferveur collective ont accompagné Malekesa du coup d’envoi jusqu’au dernier sifflet. Cette communion entre joueurs et public a sans nul doute contribué à maintenir l’intensité et la concentration nécessaires pour conserver l’avantage acquis dès les premières minutes.

Cependant, derrière cette ferveur populaire se cache un constat amer. La présence des drapelets vert et blanc dans les gradins s’est révélée largement insuffisante, contrastant avec l’importance de l’affiche et l’enjeu du match. Une situation d’autant plus incompréhensible que chaque section communale des fanatiques avait reçu une enveloppe destinée à la confection d’au moins cent drapelets.

Ce déficit visuel soulève des interrogations au sein de l’opinion sportive locale. La gestion des moyens alloués aux sections de supporters est désormais au cœur des débats. Le comité de coordination, chapeauté par le philanthrope Aimé Teza, sera-t-il amené à reconsidérer sa confiance envers certains sectionneurs ? La question reste entière et alimente déjà les discussions dans les milieux proches du club.

Une chose est certaine : à travers son geste, Jacques Mandiongwe a rappelé une vérité essentielle — le soutien à un club ne se mesure ni par les titres officiels ni par les responsabilités administratives, mais par des actes concrets posés au moment opportun. Pour le reste, comme le disent les Anglais : wait and see.
Osée Yawalo Baleka
La Vérité éclaire, Mwangaza informe
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