Jules Mulindwa répond frontalement à la CENCO
Dans une déclaration particulièrement ferme, le prophète Jules Mulindwa s’est attaqué aux récentes prises de position de la CENCO, dont les évêques avaient notamment exprimé leurs inquiétudes sur la situation du pays, estimant que « la nation est en péril » et appelant au maintien de la Constitution en vigueur.
Pour le responsable de l’Église pentecôtiste Lumière du Monde, cette lecture de la situation nationale est en contradiction avec ce qu’il affirme être la volonté divine. Selon lui, Dieu aurait révélé que l’année 2026 est « une année de paix », excluant ainsi toute perspective de catastrophe ou de déstabilisation de la République démocratique du Congo.
« La RDC n’est pas en péril ; elle est en essor », a-t-il martelé, affirmant que les déclarations des évêques relèvent davantage d’un discours de malédiction que d’un message d’espérance.
Une critique de l’engagement politique des évêques
Au-delà du débat sur la situation nationale, Jules Mulindwa remet en cause le rôle que joue la CENCO dans les affaires publiques.
Selon lui, la mission fondamentale des évêques consiste à conduire les fidèles vers le salut spirituel et non à intervenir dans les débats politiques ou institutionnels. Il estime que les responsables religieux ne devraient pas chercher à influencer le fonctionnement des institutions de l’État ni s’opposer publiquement aux initiatives du gouvernement.
Des critiques théologiques contre la Bible TOB
Le prophète a également développé une argumentation d’ordre doctrinal.
Il reproche aux évêques d’utiliser la Traduction œcuménique de la Bible (TOB), qu’il accuse de modifier certains passages des Écritures. Il cite notamment la prière du Notre Père en évoquant la formulation « délivre-nous du Malin » à « délivre-nous du Mal »ainsi que l’absence de la doxologie finale »Car c’est à toi qu’appartiennent le règne,la puissance et la gloire »,qui est soustraite dans cette traduction.
S’appuyant sur le livre de l’Apocalypse (22:18), il affirme que toute modification des Écritures est contraire aux prescriptions bibliques.
Le président, « serviteur de Dieu »
Dans son intervention, Jules Mulindwa a insisté sur la nécessité de respecter les autorités établies.
Se référant à l’épître aux Romains (13:4), il soutient que le président de la République est un « serviteur de Dieu » investi d’une mission particulière et qu’il mérite respect et obéissance. Il estime que les critiques publiques adressées au chef de l’État, que ce soit dans les médias, les lieux de culte ou les espaces publics, ne correspondent pas à l’attitude que devraient adopter les responsables religieux.
Pour illustrer son propos, il évoque l’exemple du prophète Nathan face au roi David, soulignant que ce dernier s’était adressé au souverain avec respect et humilité.
Le prophète appelle ainsi les pasteurs à faire preuve de sagesse, de discernement et de prudence dans leurs prises de parole.
Appel au soutien de la révision constitutionnelle
Profitant de cette intervention, Jules Mulindwa a également confirmé la tenue de la Sainte Cène annuelle de son Église, traditionnellement organisée autour de la fête de l’indépendance.
Pour cette année, la célébration est annoncée sur l’ensemble du territoire national le 28 juin. Selon lui, cette rencontre spirituelle sera aussi l’occasion d’exprimer un soutien au projet de changement ou de révision de la Constitution.
Le visionnaire considère cette réforme comme un « acte de vente » permettant à la République démocratique du Congo de disposer d’une Constitution pleinement conforme à ses réalités nationales. Il a notamment évoqué l’article 5 de la Constitution parmi les points appelés à évoluer.
Un message de confiance adressé à la nation
En conclusion de son intervention, Jules Mulindwa a lancé un message d’assurance aux Congolais.
Se présentant comme un prophète pour la nation, il a invité la population à ne céder ni à la peur ni au découragement, affirmant que Dieu continue d’agir en faveur de la République démocratique du Congo et que le pays poursuivra sa marche vers la paix et le développement malgré les inquiétudes exprimées par certains acteurs religieux.
Osée Yawalo Baleka
La Vérité éclaire, Mwangaza informe
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