Kinshasa, 31 août 2026 — À la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue ce mardi 1er septembre 2026, l’Association Nationale des Parents d’Élèves et Étudiants du Congo (ANAPECO) se réjouit de la volonté affichée par les enseignants de reprendre le chemin de l’école afin d’assurer l’encadrement pédagogique des élèves.
Dans une déclaration signée par son Président national et Représentant légal, H. C. Diatezwa Mpongi David Steve, l’ANAPECO salue ce qu’elle qualifie de « maturité » des enseignants qui ont décidé de respecter la date fixée par le pouvoir organisateur de l’éducation nationale pour la rentrée scolaire.
Pour l’ANAPECO, cette décision constitue un signal important en faveur de la continuité de l’éducation et de l’intérêt supérieur de l’enfant. Les enseignants sont ainsi appelés à être présents dans les établissements scolaires dès ce mardi 1er septembre afin d’accueillir les élèves et de contribuer au démarrage effectif de l’année scolaire 2026-2027.
L’ANAPECO félicite les enseignants pour leur sens de responsabilité
La rentrée scolaire représente un moment particulièrement important pour les élèves, leurs parents et l’ensemble de la communauté éducative. Dans ce contexte, l’ANAPECO estime que la décision des enseignants de privilégier la reprise des activités scolaires témoigne d’un sens de responsabilité à l’égard des enfants.
Pour Diatezwa Mpongi David Steve, cette volonté de respecter le calendrier scolaire doit permettre aux élèves de retrouver leurs enseignants et de commencer leur parcours pédagogique dans les meilleures conditions possibles.
L’organisation des parents appelle donc l’ensemble des acteurs du secteur éducatif à œuvrer pour préserver la paix sociale et éviter que les différends entre les enseignants et leur employeur ne compromettent l’avenir scolaire des enfants.
Des préoccupations autour des opérateurs de paie
Tout en saluant la décision des enseignants, l’ANAPECO insiste toutefois sur la nécessité de trouver des solutions durables aux problèmes qui affectent le système de paiement des enseignants.
L’organisation dénonce notamment ce qu’elle présente comme le « sabotage » de certaines banques chargées de la paie, qu’elle accuse de contribuer à l’accentuation des tensions entre les enseignants et l’État.
Selon l’ANAPECO, les difficultés liées au paiement des salaires ne concernent pas uniquement les enseignants et leur employeur. Elles ont également des conséquences directes sur les élèves et leurs parents, qui subissent les répercussions des tensions sociales dans le secteur de l’éducation.
Pour Diatezwa Mpongi David Steve, l’État congolais doit renforcer sa maîtrise du système économique et financier afin de ne pas se retrouver dans une position de dépendance vis-à-vis des opérateurs privés chargés de certaines opérations de paie.
La CADECO au cœur des propositions de l’ANAPECO
Pour sortir de cette situation, l’ANAPECO préconise notamment la remise en activité des agences de la Caisse Générale d’Épargne du Congo (CADECO) à travers le pays.
L’organisation estime que la réhabilitation de ce réseau permettrait à l’État de disposer d’un outil financier de proximité capable de jouer un rôle dans le paiement des agents publics, notamment les enseignants.
L’ANAPECO considère également que les ressources actuellement affectées aux banques payeuses pourraient contribuer au financement du personnel de la CADECO. Cette relance pourrait, selon elle, permettre non seulement de renouveler le personnel de cette institution, mais aussi de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes universitaires congolais ainsi que pour le personnel ouvrier.
Relancer la Poste et les comptes chèques postaux
Dans la même perspective, l’ANAPECO plaide pour la relance de la Poste et des comptes chèques postaux.
Pour son président national, la Poste devrait retrouver son rôle de banque de proximité et participer davantage au développement économique et social du pays.
Cette proposition intervient dans un contexte marqué par l’essor des sociétés de télécommunication et des services financiers numériques. L’ANAPECO estime que l’État doit davantage tirer profit des opportunités offertes par ce secteur et veiller à ce que les entreprises opérant sur le territoire national s’acquittent correctement de leurs obligations fiscales envers le Trésor public.
L’appel à une plus grande maîtrise de l’économie nationale
Au-delà de la question de la rentrée scolaire, la déclaration de l’ANAPECO s’inscrit dans une réflexion plus large sur la politique économique et sociale de la République démocratique du Congo.
L’organisation estime que l’État doit renforcer sa capacité à maîtriser son économie afin de mieux défendre les intérêts des travailleurs congolais.
L’ANAPECO critique notamment certaines pratiques d’investisseurs étrangers qu’elle accuse de proposer des rémunérations jugées insuffisantes aux travailleurs congolais, estimant que la politique économique nationale doit davantage favoriser l’emploi, la protection sociale et l’amélioration des conditions de vie de la population.
Le dialogue national comme cadre de contribution populaire
L’ANAPECO voit également dans le Dialogue national une occasion de permettre au peuple congolais de faire entendre sa voix et de contribuer à la réorientation de la politique sociale du pays.
Pour Diatezwa Mpongi David Steve, ce cadre devrait permettre de recueillir les propositions de la population et de renforcer les mécanismes susceptibles d’accompagner la vision de développement portée par le Chef de l’État.
L’organisation estime cependant que cette vision doit être correctement accompagnée par les différents responsables auxquels le Chef de l’État a accordé sa confiance.
« Tous les enfants à l’école »
En conclusion, l’ANAPECO lance un appel à l’ensemble de la communauté éducative pour que la rentrée scolaire 2026-2027 soit effective sur toute l’étendue du pays.
Parents, enseignants, responsables scolaires et autorités éducatives sont ainsi invités à placer l’intérêt de l’enfant au centre de leurs actions.
La position de l’ANAPECO est donc claire : les élèves doivent retrouver le chemin de l’école dès ce mardi 1er septembre 2026, conformément au calendrier fixé pour la rentrée scolaire.
En saluant la volonté des enseignants de respecter cette échéance, H. C. Diatezwa Mpongi David Steve appelle l’ensemble des acteurs à conjuguer leurs efforts pour garantir une année scolaire apaisée, productive et centrée sur l’éducation des enfants.
« Tous les enfants à l’école à partir de ce mardi 1er septembre 2026, date de la rentrée scolaire. Soyons ensemble. », conclut le Président national et Représentant légal de l’ANAPECO.
Osée Yawalo Baleka
La Vérité éclaire, Mwangaza informe
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